Publié en tant que nouvelle en 1898, Le Tour d’écrou d’Henry James connaît sa première transposition dans un autre medium artistique en 1954, avec l’opéra de Benjamin Britten. Cette version scénique et musicale ouvre un long cortège d’adaptations pour le cinéma, la télévision et le théâtre qui court jusqu’à nos jours. Pouvoir moduler une œuvre littéraire en spectacle atteste de sa valeur propre qui transgresse les frontières entre les arts. Et chaque adaptation confirme un peu plus que, sous sa nouvelle forme, l’œuvre originale est capable de dynamiser un autre medium artistique. Grâce à Benjamin Britten, Le Tour d’écrou a su renouer avec les origines expérimentales de l’opéra. Quelques années plus tard, le projet d’adaptation d’Owen Wingrave pourrait bien revisiter les défis posés jadis par Le Tour d’écrou et explorer d’autres pistes innovantes.
Les chercheurs de l’Institut IRPALL se pencheront à travers ces deux exemples sur le processus complexe de l’adaptation, abordant la question de sa faisabilité, de sa pertinence et de sa valeur ajoutée.